La grâce du dindon déplumé de Juliette Rontani

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Titre : La grâce du dindon déplumé
Auteur : Juliette Rontani
Editeur : Fleurus

 

RESUM

Angélique Bouchon porte très mal son prénom. Grincheuse, sarcastique, piquante et solitaire, son bonheur réside au fond d’un paquet de chips barbecue englouti devant une bonne série. Avec sa voix rauque, ses grosses lunettes et sa dose explosive d’auto-dérision, elle ne passe jamais aussi inaperçue qu’elle le voudrait. Elle a une famille foutraque, des amies expansives, des copains pas malins, elle « fréquente » un garçon ténébreux qu’elle aimerait sortir des ténèbres, mais pas totalement non plus. Enfin, elle va vous raconter…

 

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« Il y’a un moment où j’ai du me tromper d’embranchement. Prendre le virage « vie dégueulasse » qui mène à « fin morbide » au lieu des rester sur la voie principale « bonheur et sérénité ». J’ai forcément déconné quelque part, mais quand ? »

Aujourd’hui, je vous retrouve pour vous parler d’un roman différent de ce que j’ai l’habitude de lire. En effet, c’est rare que je lise des histoires feel good de ce genre, très loufoque avec un humour assez décalé. Pourtant, j’ai tout de suite accepté, quand Lucille des éditions Fleurus m’a proposé de le lire. Comme je l’ai prédit, La grâce du dindon déplumé m’a clairement fait sortir de ma zone de confort. Mais, je ne le regrette pas du tout, car j’ai vraiment apprécié cette lecture. Juliette Rontani m’a conquise avec sa plume rafraîchissante et ses personnages à l’humour complétement décapant, que j’ai adoré. Je remercie donc les éditions Fleurus pour cette belle découverte.

A travers son journal intime, on va suivre Angélique Bouchon, une jeune lycéenne, dans son quotidien, avec sa famille complètement déjantée, et amis aussi dingues qu’elle. Elle nous raconte aussi ses journées au lycée, avec ses camarades plus ou moins désespérants et le tout avec beaucoup d’humours et de sarcasmes. Elle partage également ses petites humiliations, ses grandes fiertés, et ses doutes d’adolescente, ainsi que les petits événements qui viennent bouleverser sa vie, son traintrain quotidien bien huilé, toujours avec énormément d’autodérisions. Un journal intime loin d’être banal, au ton léger et piquant, tout du long du roman.

« A force de ne vouloir blesser personne, on finit par blesser tout le monde. »

Angélique est une adolescente pas très sociable, pas très sûr d’elle, qui n’aime pas son physique et cache tout cela derrière ses blagues, son cynisme et ses sarcasmes. La jeune fille a du tempérament, du répondant, mais elle n’en est pas moins sensible et très attachante. Je l’ai beaucoup aimé, elle m’a énormément fait rire dans ses situations très cocasses, dans sa manière bien à elle de voir le monde et les personnes qui l’entourent. Les personnages secondaires sont tout aussi délirants et attachants qu’Angélique. En plus de cette famille loufoque, ses amis m’ont aussi fait bien rire. Au fil du temps qui passe, avec eux, elle grandit et se découvre de plus en plus.

« Le 1 avril, c’est comme la vie, plus on grandit, moins c’est drôle. »

La plume de Juliette Rontani est fluide, pétillante, très décalée et manie très bien le second degré. J’aime beaucoup ce genre d’humour, très sarcastique ! Sous forme de journal intime, elle nous livre un roman drôle, voire extravagant que je suis contente d’avoir découvert. Mais ce n’est pas qu’un récit divertissant, débordant de cynisme loin de là. Sous un air déluré, l’auteure met en avant la dure période de changement qu’est l’adolescence tout en abordant des thèmes importants de la vie qui sont liés. Il est question du regard des autres, de confiance en soi, de la volonté de se démarquer, et de se faire une place dans la société et au sein de sa famille. Des réflexions qui m’ont beaucoup plu et abordées de manière unique, avec beaucoup de sensibilité.

La grâce du dindon déplumé est un roman fell good, complètement décalé qui m’a énormément fait rire. Une histoire légère, pétillante, qui redonne le sourire à tout moment, et qui m’a aussi beaucoup touché, par ses personnages aussi décapants qu’attachants et ses thèmes abordés avec sensibilités. Idéal pour l’été, il plaira aux adolescences comme aux adultes.

« A voir ses petites fesses remuer précipitamment dans une course désespérée, comme si elle fuyait ce bon Voldemort en personne, je ne peux m’empêcher de hennir de rire. »

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