Cendres de Johanna Marines

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Titre : Cendres
Auteur : Johanna Marines
Editeur : Snag Fiction

 

RESUM

 

Londres, East-End, 1888, ère industrielle.

C’est dans ce quartier malfamé que vivent Nathaniel et sa sœur de rue, Luna. Lui, sillonne les rues à la tombée de La nuit. Elle, est une voleuse hors pair. Mais un soir, lors d’une énième tournée, le jeune homme fait une macabre découverte.

Des rues sombres de la capitale en passant par un manoir victorien luxueux… De soirées mondaines où le diamant est roi aux tavernes miteuses où l’opium circule dans les veines…

Prenez garde, personne ne sort indemne d’un tel voyage. 

 

 

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« Il était devenu un oiseau de nuit, allumant les réverbères de la vieille ville, comme pour rassurer l’enfant qu’il n’était plus. » 

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle chronique consacrée à un roman steampunk de chez Snag Fiction. Je les remercie énormément pour cette découverte. Je ne me souviens pas avoir lu de romans de ce genre, donc j’étais impatiente de me plonger dans cette histoire. J’étais autant intriguée par le résumé que par la belle couverture assez mystérieuse. Johanna Marines nous embarque dans le Londres du XIXème siècle, et l’ère industrielle. J’ai tout de suite été happée par l’ambiance sombre et oppressante du récit, mais très addictif. Mais il y’a quelques points qui m’ont gêné durant ma lecture et je vais essayer de vous expliquer tout cela.

« – Je ne sais pas si tu es prêt à lire ça, murmura-t-elle du bout des lèvres. Certaines choses devraient parfois rester dans l’oubli… »

On suit principalement deux personnages Agathe et Nathaniel. Le jeune homme vit dans les bas quartiers de Londres, dans un appartement étroit et abandonné avec sa sœur. Son travail consiste à allumer les lumières des réverbères de la ville, et pour l’aider à survivre dans ce monde ou la drogue et la guerre des gangs fait rage, sa sœur vole et revend ces butins. Une nuit, le jeune homme découvre le cadavre d’une jeune fille qui s’ajoute à la longue liste de meurtres et de disparitions de jeunes femmes qui ravagent la ville de Londres.

Agathe est une jeune femme qui pour gagner de l’argent, afin d’aider sa sœur et sa mère malade va s’engager au service de la famille Henwoorth, leader dans la fabrication des diamants et vivant dans un manoir un peu glauque. Cette famille est étrange, surtout le fils ainé Archibald, qui va très vite porter un intérêt particulier à la jeune femme et en attendre beaucoup d’elle. Lors d’une mission pour son employeur, elle rencontre Luna la jeune sœur de Nathaniel. Leurs deux mondes vont alors s’entremêler lors de cette soirée dans des circonstances assez troublantes.

« Croyez-moi, passer vingt-sept ans à côtoyer ce monde fait d’apparences et vous aurez envie de liberté. Tout est bon pour faire tomber les masques. »

Agathe est une jeune fille douce et innocente, un peu naïve qui rêve d’évasion et d’une meilleure vie. Nathaniel, le jeune homme qui n’a pas de passé, et encore moins de perspective d’avenir. Il vit au jour le jour, résigné, tout en s’efforçant de protéger sa sœur qui au contraire pense constamment au futur, à une vie meilleure loin des bas-fonds de Londres. Archibald est complexe comme personnage, mystérieux et très sombre. C’est dommage d’en apprendre plus sur lui que vers la fin du roman. Les personnages sont bien construits, et ont tous un rôle qui permet de faire avancer le récit. Je me suis plus ou moins attachée à eux, même si j’ai quelque fois ressenti un certain malaise concernant certains personnages. Les relations qui se tissent entre les protagonistes sont trop rapides à mon goût et m’ont laissé dubitatifs tellement c’était flou, et ambiguë.

« Elle connaissait cette peur, celle de perdre la personne la plus chère à ses yeux. »

Johanna Marines a une écriture fluide et vraiment dynamique. Dès le début, elle nous entraine dans ce Londres steampunk où le smog envahit les rues de la ville, où des oiseaux métalliques servent à envoyer des courriers, et des chevalomatiques remplacent les diligences. On est happé par l’ambiance sombre, oppressante et addictif du roman que j’ai beaucoup aimé. L’intrigue, remplie de mystères sur fond d’une enquête sordide, se met très vite en place et même si on ne s’ennuie pas, j’ai trouvé que le rythme n’était pas régulier. D’abord lent, les choses s’accélèrent subitement à la moitié du livre et, si les révélations s’y prêtent, j’ai trouvé que le changement était trop soudain. C’est amené de manière précipité et maladroit. De plus, j’ai eu l’impression que tout était en surface, pas assez approfondi à mon goût et c’est dommage. Néanmoins, ça ne m’a pas empêché de lire avec plaisir ce roman, pressée de connaitre le dénouement, et d’avoir le fin mot de l’histoire, même si la fin m’a un peu laissée sur ma faim.

Cendres mêle très bien les genres littéraires, entre le steampunk et le thriller policier. L’auteure nous offre un récit sombre, avec une intrigue qui fait froid dans le dos, et qui m’ont beaucoup plu. Malgré quelques points qui m’ont dérangé dans ce roman, j’ai quand même passé un très bon moment de lecture. En tout cas ce livre m’a donné envie de lire plus de steampunk.

« Londres avait englouti tous ses espoirs. Ses rêves étaient partis en fumée. Mais Paris la ferait renaître de ses cendres, alors que la Seine deviendrait son cercueil. »

 

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