Love Crescendo de Tillie Cole

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Titre : Love Crescendo
Auteur : Tillie Cole
Editeur : Hachette Romans

 

RESUM

Lorsque Cromwell, 19 ans, est derrière ses platines,
les corps se pressent, la fièvre monte. Personne ne lui résiste.
Jusqu’à la fille dans la robe violette.

Ce soir-là, Bonnie est venue voir
l’ex prodige du classique qui lui a inspiré sa passion.
Son verdict tombe, implacable  : la musique de Cromwell n’a plus d’âme.

Cromwell n’aurait pas dû se laisser atteindre.
Pourtant, les paroles de Bonnie rallument en lui
l’étincelle de quelque chose qu’il croit mort depuis longtemps.

Alors, quand le destin les force à travailler ensemble,
leur attirance mutuelle les rapproche,
leurs sentiments se font plus forts.
Et, malgré les secrets qui pourraient leur briser le cœur,
jour après jour, leur amour va crescendo…

 

Avi2

« — Pour moi, la musique doit raconter une histoire. Les notes, les mélodies doivent nous faire voyager. Ce soir-là, ta musique ne m’a rien raconté. Elle était dénuée de sens. »

Aujourd’hui, je vous retrouve pour une nouvelle chronique consacrée au nouveau roman de Tillie Cole. Après l’immense coup de cœur que j’ai eu pour Mille baisers pour un garçon, qui m’avait complètement détruite, j’étais hyper excitée quand j’ai découvert qu’elle allait publier un autre livre young adult. Je ne pouvais décemment pas passer à côté de Love Crescendo, qui promettait une histoire forte émotionnellement. J’ai pu le lire en version numérique grâce à la plateforme Netgalley et les éditions Hachette Romans. Je les remercie sincèrement pour m’avoir donné cette chance. Ce que je pensais être une super lecture, s’est avérée être le contraire, car au final j’en ressors assez déçue.

« Tu es né pour jouer, Cromwell. Tu as plus de talent dans ton petit doigt que n’importe qui, moi inclus. »

On va suivre Bonnie et Cromwell dansle milieu universitaire et musicale. Ils sont très impliqués dans leur passion, mais ont une manière bien différente d’aborder la chose. Cromwell est un DJ électro très connu, qui profite de la vie, de son succès en passant ses soirées à boire et à enchainer les conquêtes. Mais, on se rend rapidement compte que c’est aussi un personnage torturé, solitaire, qui semble hantée par un événement lié à son passé et dont il fait tout pour oublier. Il préfère vivre avec ses démons, sa musique électronique, et ne laisse personne l’approcher pour découvrir sa vraie personnalité. Lors d’un de ses concerts, il rencontre furtivement Bonnie qui est passionnée de musique classique. Elle trouve que la musique du jeune homme n’a pas d’âme, et va le chambouler lorsqu’elle lui avouera.

Le personnage de Cromwell impose, par son physique, son succès, c’est le bad boy type sombre et torturé par excellence. Son personnage est très intéressant, avec une personnalité un peu plus complexe. Il est rempli de sentiments qu’il a du mal à maitriser. Il a vécu des événements tragique par le passé et a dressé un mur entre lui et le reste du monde. Au contraire de Bonnie qui est une jeune femme douce, posée, généreuse et qui vit pour sa passion. Elle est aussi tellement forte et courageuse. Néanmoins, on se rend compte qu’elle n’est pas en reste, elle aussi a ses propres secrets et qu’ils semblent la faire souffrir.

« — C’est une fille bien, Cromwell. C’est ma meilleure amie, ma guide spirituelle. C’est la meilleure de nous deux. Tout le monde le sait. Sans elle, je serais perdu. »

J’ai bien aimé ces personnages, même si je les ai trouvés assez stéréotypés à mon goût. Ils sont quand même bien construits et évoluent tout au long du récit. Cromwell va peu à peu s’ouvrir au contact de Bonnie, et affronter ses démons pour mieux se reconstruire et se réconcilier avec la musique. De même pour Bonnie qui va apprendre à vivre et à s’épanouir au côté du jeune homme. Leur relation est touchante, quoiqu’un peu rapide, malheureusement, je n’ai pas été aussi sensible que je le pensais être. D’autres protagonistes gravitent autour de nos personnages principaux, mais on est surtout centré sur Bonnie et Cromwell.

C’est un roman qui se lit très vite et d’ailleurs j’aurais pu le finir rapidement si je n’avais pas été préoccupée par ce qui se passait dans ma vie personnelle. La plume de Tillie Cole est poétique, rythmée par la musique et les couleurs. A travers une double narration centrée sur nos héros, elle met en avant un thème intéressant dans la musique que je ne connaissais pas. J’ai découvert de nouvelles choses, appris de nouveaux termes et j’ai beaucoup apprécié cet aspect du roman. L’auteure aborde également des sujets très sensibles,et pas facile avec justesse. L’auteure fait passer de beaux messages d’espoir, de seconde chance à travers la musique, et les couleurs.

« — Je ne peux pas, Bonnie. C’est trop dur. Quand tu es près de moi… c’est trop d’émotions. Trop de souffrance. »

Maintenant, venons-en aux points qui m’ont déçues ! J’ai trouvé que l’intrigue était trop prévisible, il n’y a eu aucune surprise pour ma part, j’ai tout deviné de A à Z. Si d’habitude, ça ne me dérange pas dans ma lecture, cette fois-ci, j’ai fini par être exaspérée d’avoir tout compris à l’avance. L’autre point qui m’a vraiment déçue, c’est l’émotion, ou le manque d’émotions pour ma part. Contrairement à beaucoup qui ont lu le roman, je n’ai pas ressenti grand-chose. J’ai eu l’impression de ne pas être investie dans l’histoire, et d’être détachée. Je m’attendais à être bouleversée face à ces personnages, à leurs démons, à ce qu’ils traversent et leur relation. Mais ça n’a pas été le cas ! L’histoire de Bonnie et Cromwell est touchante, mais elle ne m’a malheureusement pas émue.

En conclusion, je n’ai peut-être pas été émue, ou bouleversée comme je m’y attendais par cette lecture, mais Love Crescendo est tout de même un roman agréable à lire. Au final, j’ai été un peu moins sensible au déroulement de l’intrigue qui est simple, sans surprise, mais malgré tout bien menée, par rapport au texte en lui-même que j’ai trouvé très beau et bien écrit. A travers l’histoire de Bonnie et Cromwell, on nous parle d’amour, d’amitié, et de tous ces sentiments éprouvés face aux épreuves de la vie, qu’ils soient bons ou mauvais.

« J’ai voyagé avec elle, un feu d’artifice de couleurs explosant dans ma tête, sous mes paupières, tel le crescendo d’une symphonie. Mon âme était en paix, apaisée et heureuse. »

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