La Couleur du Mensonge de Erin Beaty (Tome 1)

Titre : La Couleur du Mensonge (Tome 1)
Auteur : Erin Beaty
Editeur : Lumen

 

RESUM

Sage Fowler, seize ans, est une bâtarde recueillie par un oncle riche et respecté. Sa seule chance de s’en sortir ? Faire un beau mariage. Elle se présente donc chez une des entremetteuses chargées de l’évaluation du potentiel de chaque candidat – des femmes qui font et défont les fortunes d’une famille, d’une région, d’un pays tout entier. Mais avec sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée, elle échoue lamentablement. Amusée par son cynisme et son sens aigu de l’observation, la marieuse fait toutefois d’elle son apprentie.

Sage s’embarque donc avec un groupe de beaux partis triés sur le carreau dans un périple vers la capitale. Cette précieuse cargaison est escortée par un bataillon de soldats d’élite qui ne tardent pas à réaliser qu’ils sont sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin, qui prépare une invasion, s’est allié avec certains des seigneurs locaux, et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe recrute alors l’aide de Sage. Mais plus elle avance dans sa mission, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu… à commencer par son recruteur lui-même ! Et, doucement, le piège se referme sur elle…

Identités secrètes, machinations politiques et jeu de dupes passionné, La Couleur du mensonge fait monter les enchères jusqu’à un final surprenant. Le talent de conteuse d’Erin Beaty vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page !

 

Avi2

« Jamais je n’aurais pu être heureuse en faisant mine d’être ce que je ne suis pas… J’aimerais seulement qu’être moi-même ne pose pas tant de problèmes. »

Aujourd’hui, je vous propose une chronique sur une trilogie que je viens de débuter. Comme si je n’avais pas assez de saga en cours, il fallait que je commence une autre. Pour ma défense, Lumen Edition à annoncer il y’a quelques semaines la sortie du dernier tome, et c’est ce qui m’a motivé pour débuter La Couleur du mensonge. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si ce n’est que j’ai vu énormément d’avis positifs, mais j’avais peur que ça soit du même genre que la trilogie The Curse. Maintenant, je demande vraiment pourquoi je ne l’ai pas lu plus tôt ! Pourquoi personne ne m’a mis ce livre entre les mains et m’a forcé à le lire ? Je ne m’attendais pas à autant aimer, mais franchement ce livre est juste incroyable, et j’ai tout adoré !

L’histoire prend place dans un monde différent aux allures médiévales, et où le rang assure de sa bonne place dans la société. Toute jeune fille de bonne famille ayant atteint l’âge de 16 ans doit voir une marieuse pour lui trouver le meilleur parti qui soit. C’est dans cet univers, qu’on va suivre le quotidien de Sage Fowler, qui a été recueillie chez son oncle, William Broadmoore, depuis le décès de son père. Soif d’indépendance et passionnée par l’enseignement, la jeune femme est la préceptrice de ses cousins. Mais elle a 16 ans et il est temps pour elle de rencontrer Dame Dernessa, la meilleure entremetteuse qui lui trouvera son futur mari. C’est un coup dur pour Sage que ne veut surtout pas se marier à un inconnu, mais épouser un homme qu’elle aime comme ses parents, qui avant elle, n’ont pas respecter pas la règle, en faisant un mariage d’amour. Ainsi l’entretien ne se déroule pas comme prévu lorsque la marieuse comprend très vite les intentions de la jeune femme et décide plus tard de faire d’elle son apprentie.

« Ces femmes tiraient les ficelles du royaume comme un quatuor de marionnettistes, préservant un équilibre dont Demora profitait depuis plus de deux cents ans. »

Commence alors de nouvelles aventures pour Sage Fowler, apprenti marieuse et espionne, qui va accompagner les jeunes femmes éligibles au Concordium, un grand événement qui a lieu tous les cinq ans, où sont célébrés les alliances matrimoniales des plus nobles familles. Tout au long du voyage elle aura pour mission d’espionner les futures mariées afin de mieux connaitre leurs caractères, leurs qualités et défauts, et apprendre leurs aspirations réelles. Pour les accompagner, une troupe de soldats est mise à leur disposition pour protéger les futures mariées, avec à la tête le Capitaine Alexander Quinn. Mais il a également une autre mission, surveiller les mouvements, à l’intérieur du territoire, de troupes Kimisars ennemies de la couronne. Très vite, avec l’aide d’un soldat, Sage se retrouve mêler dans cette situation entrecroisée à récolter des informations pour découvrir les sombres aspirations des troupes ennemies. Un véritable périple s’engage alors, semé d’embuches de son lot de surprises.

J’ai tout suite eu un coup de cœur pour Sage, notre héroïne badass, dont je me suis très vite attachée, et j’ai aimé la suivre et prendre de plus en plus d’assurance à travers les pages. C’est une jeune fille forte, authentique, qui a du caractère, et une soif de connaissance, de liberté. Elle m’a fait penser à Mulan ! Anticonformiste, elle sait précisément ce qu’elle veut, et il est hors de question pour elle de se plier aux exigences de la société envers les femmes. Elle arrive à s’adapter et à s’imposer de manière naturelle, même face à des troupes de soldats, elle m’a vraiment impressionnée.

« — Parce que je préfère me tromper plutôt que laisser quelqu’un d’autre décider de mon destin. (Un sourire naquit au coin des lèvres de Sage.) Et croyez-moi, faire des erreurs, c’est ma spécialité ! »

Les autres personnages ne sont pas en reste et je les ai adorés aussi. Ils ont des personnalités hétéroclites, complexes, et énigmatiques dont quelque uns se démarquent plus que d’autres. C’est notamment le cas du capitaine Alex Quinn, un personnage intègre mais assez mystérieux surtout dans la première moitié du roman. Chaque protagoniste joue un rôle majeur dans l’intrigue et il ne faut surtout pas se fier aux apparences, et ne faire confiance à personne. Je ne peux pas trop en dire plus sur chacun d’eux, car se serait trop en dévoiler. De plus, je pense que si j’ai autant pris plaisir dans ma lecture, c’est parce que je ne savais absolument rien que ce soit par rapport à l’intrigue ou aux personnages.

Erin Beaty a une écriture fluide, aussi addictive que dynamique. Ce roman est un beau pavé, mais on est tellement investi dans l’histoire, qu’il se lit vite. Dès le début, on est pris dans les filets de l’auteure, on est piégé, on se fait complètement berné, jusqu’au rebondissement, aux révélations qui choquent, stupéfient et au final on applaudit l’artiste. Parce c’est bien pensé, bien amené au point où jusqu’au bout j’ai douté par rapport à une autre intrigue et d’autres personnages. J’étais constamment dans l’attente de quelque chose, et des sentiments d’anticipations, d’excitations et de frustrations se bousculaient en moi. On est vraiment pris au jeu de manipulation de l’auteure, en asseyant de déjouer le vrai du faux.

« — Père dit qu’un esprit lucide est l’arme la plus précieuse que puisse posséder un soldat ! récita Charlie d’un ton solennel.
— J’imagine qu’il parle d’expérience, murmura Sage. »

Entre complots, tromperies et alliance politique sordides, Erin Beaty joue avec nos nerfs, et nous offre un beau récit très bien construit haletant, et captivant, avec des personnages qui rusent, mentent et se cachent de lourds secrets. La manipulation atteint un tel niveau qu’au bout du compte, on ne sait plus très bien qui manipule qui. Tout le monde est prêt à tout pour atteindre ses objectifs. On comprend aussi à quel point le Concordium, les mariages arrangés jouent un rôle dans la politique du royaume et suivant la donne tout peut basculer. On ne s’ennuie pas une seconde durant ce premier tome, tout est bien amené, dosé avec des moments plus légers romantiques. Parce qu’il n’y a pas que de l’action et de la stratégie, il y’a aussi des histoires d’amours qui sont très touchantes. Mais je n’en dis pas plus, je préfère m’arrêter là, car cette chronique est déjà trop longue et j’ai l’impression d’en avoir trop dit.

Pour conclure, La Couleur du mensonge a été une très belle surprise, un coup de cœur. C’est une lecture sous haute en tension, avec une héroïne badass, des personnages aussi énigmatiques qu’attachants, et des intrigues où tromperies et manipulations sont les maitres mots. C’est une saga à lire et je me sens bête d’avoir autant entendu pour faire. Je ne vais certainement pas faire la même erreur pour Le parfum de la trahison !

« — Tu es pour moi un imprévu que je n’aurais jamais pu anticiper. J’aimerais pouvoir t’expliquer ce qui s’est passé, Sage… mais je ne suis pas sûr de le comprendre moi-même. Je ne suis certain que de ce que je ressens. »

 

Capture d’écran 2019-07-04 à 20.52.58

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s