Une Sirène à Paris de Mathias Malzieu

img_2778Titre : Une Sirène à Paris
Auteur : Mathias Malzieu
Editeur : Albin Michel

 

RESUM

Juin 2016, la Seine est en crue et Gaspard Neige trouve sur les quais une sirène blessée qu’il ramène chez lui. Elle lui explique que tous les hommes qui entendent sa voix tombent amoureux d’elle et en meurent, mais, convaincu que son coeur est immunisé depuis sa rupture, Gaspard décide de la garder jusqu’au lendemain dans sa baignoire.

 

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«  L’ingrédient magique, c’est l’amour. Car il permet la cristallisation du rêve. Saupoudrez le tout d’une pincée de surprise, et votre vie aura un goût exquis ! » 

Aujourd’hui je vous retrouve pour mon avis sur le roman Une Sirène à Paris que j’ai emprunté à la bibliothèque. J’ai beaucoup vu passer les œuvres de l’auteur Mathias Malzieu sur la blogosphère et encore plus sur bookstagram. Je dois dire que ça m’intriguait beaucoup, mais je n’avais encore jamais sauté le pas pour le lire. Par contre, j’ai tout de suite été attirée par ce nouveau roman à sa sortie et quand je l’ai vu à la bibliothèque, je n’ai pas hésité une seconde. Sans parler qu’on me l’a chaudement recommandé, en plus des avis plus que positifs que j’ai lu. Je dois quand même avouer que mon attrait premier vient de la couverture, je sais que c’est très superficiel, mais je la trouve magnifique. Au final, ça été une lecture assez particulière et je vous explique les raisons.

« Lui dire que l’imagination n’était pas qu’une bulle de savon décorative, mais qu’elle était son identité, leur identité. »

Comme indiqué dans le résumé, l’auteure nous plonge en juin 2016 dans la capitale. La Seine déborde de son cru, les rues de Paris sont inondées et plusieurs hommes disparaissent mystérieusement. Notre personnage principal, Gaspard est un musicien et un surprisier, qui a fermé son cœur à l’amour. Il tient un restaurant sur une péniche avec une partie bar pour les intimes et cachée du grand public, qui date de la seconde guerre mondiale et qu’il a hérité de sa grand-mère Sylvia. Après avoir passé la soirée sur la péniche le Flowerburger, il rencontre, sous un pont, Lula, une sirène blessée qui a été surprise par la crue, et qu’il va recueillir dans son appartement pour la soigner.

Gaspard sort d’une rupture difficile qui lui a brisé le cœur. Il reste tout de même un doux rêveur, qui vit un peu trop dans le passé, et qui a tendance à collectionner les objets insolites et vintages. C’est un jeune homme solitaire, sensible et qui prend tout à cœur.Lula est une mystérieuse sirène aux sentiments complexe, tout en nuances. Même si les personnages, et notamment Gaspard, ont l’air attachants, je ne me suis pas particulièrement prise d’affection pour eux. Malgré cela, j’ai suivi avec intérêts ces protagonistes aux personnalités extravagantes et complètement décalées. On les suit dans leur histoire d’amour, et chacun à leur manière va aider l’autre à guérir pour pouvoir se reconstruire, aller de l’avant et croire encore à l’amour.

« Le son d’un instrument qui se brise vous arrache le cœur. C’est un des plus tristes bruits de l’histoire des bruits. »

Mathias Malzieu a une belle plume poétique, et un talent pour incorporer de la magie au réel, avec descriptions immersives, grâce à la douceur de ses mots. J’étais perplexe et perturbée au début de ma lecture, ayant eu du mal à me plonger dans ce récit particulièrement loufoque. Après avoir passé le cap des premiers chapitres, j’ai réussi à m’adapter et je me suis laissée porter par l’univers musical de l’auteur. C’est une histoire étrange mais efficace et remplie de lyrisme. Au final, j’ai été un peu moins sensible au déroulement de l’intrigue qui est simple, sans surprise, mais malgré tout bien menée, par rapport au texte en lui-même que j’ai trouvé magnifique et bien écrit.

Une sirène à Paris a été une surprenante découverte littéraire. Cette lecture m’a clairement sorti de ma zone de confort et a fini par me plaire finalement. J’y ai découvert une très belle plume poétique et lyrique. Mathias Malzieu nous délivre un conte moderne, romantique avec une dimension fantastique presque féérique !

« – Le panache, mon petit, c’est accepter l’échec et rebondir. Pas fuir la réalité. C’est ça, l’esprit des Surprisiers !  »

 

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