La Muse des cauchemars de Laini Taylor

img_2632Titre : La Muse des cauchemars (Le Faiseur de rêves – Livre II)
Auteur : Laini Taylor
Editeur : Lumen

 

Vous devez absolument lire le premier tome avant de parcourir cet article. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon avis sur Le Faiseur de Rêves ici.

 

Résumé

Le rêve comme seul rempart contre la violence du monde

Il est un monde où hommes et femmes naissent avec un don précieux, dont seuls les plus puissants gagnent le droit de se servir en temps utile, mais toujours au nom de l’Empire. À respectivement seize et dix-sept ans, Nova et Kora rêvent du jour tant attendu où des envoyés à la peau bleue viendront enfin les enlever. Alors, seulement, elles pourront accomplir leur véritable destin.

Très loin de là, à travers l’espace et le temps, dans la mythique Cité oubliée – qu’après tant d’années, Lazlo Lestrange peut désormais contempler de ses yeux –, retentit une explosion qui fait basculer son monde et celui de Sarai. Leur avenir ne tient désormais plus qu’à un fil, celui que manipule par la seule force de son esprit une enfant cruelle et meurtrie. À la fois plus puissant et plus vulnérable que jamais, le jeune homme va devoir choisir : sauver celle qu’il aime ou bien tous les habitants de la ville interdite jusqu’au dernier.

Sans compter qu’un danger plus grave encore menace… Car l’oiseau blanc qui surveille la citadelle depuis toujours veille, et il est grand temps pour lui de passer enfin à l’action. Dieux, monstres, fantômes, mondes étranges et guerre totale, La Muse des cauchemars clôt avec maestria une série aussi poétique que haletante. Qu’on se le tienne pour dit : l’univers de Laini Taylor n’a pas fini de hanter nos rêves…

 

 

Avis 

« Il était une fois un silence qui rêvait de devenir une chanson, puis je t’ai trouvée et maintenant, tout n’est plus que musique. »

Aujourd’hui, je vais enfin vous donner mon avis sur LE livre que j’attendais le plus cette année. Si vous me suivait sur Instagram, vous savez que Le Faiseur de rêves a été une de mes plus belles découvertes littéraires de 2018. Une merveilleuse histoire onirique et lyrique, qui fait désormais partie de mes livres favoris, donc j’étais plus qu’impatiente de lire la suite. Je tiens ainsi à remercier sincèrement les éditions Lumen pour avoir traduit cette magnifique duologie et plus particulièrement Emily pour sa confiance, et l’envoi de ce deuxième tome avec les petits goodies surprises qui l’accompagnaient. C’est donc sans surprise que La Muse des cauchemars a été une excellente lecture, et également un coup de cœur.

L’histoire reprend à la suite directe des événements survenus à la fin du Faiseur de rêves, que dis-je du cliffhanger insoutenable à la fin de ce premier roman. Nous retrouvons donc Lazlo et Saraï qui se retrouvent dans une situation plus que délicate, voire même catastrophique, face à la plus grosse fourberie venant de Minya. Tout a été bouleversé dans la Cité de Désolation, pour ses habitants ainsi que pour les rejetons des dieux, les cartes ont été redistribués et la cité est à deux doigts de tomber dans le chaos. Le temps est venu pour nos héros, encore plus particulièrement pour Lazlo et Eril-Fane de faire des choix difficiles, cruciales et dont tout peut en dépendre.

Dans le même temps, de nouveaux personnages sont introduites, Kora et Nova. Ainsi, on découvre l’histoire de ces deux sœurs, entrecroisée au récit de la citadelle et celui de Désolation. Dès le départ, on se doute de leurs importances à l’intrigue principale et on s’interroge sur le lien avec elles. Mais leurs intronisations aux péripéties s’accompagnent enfin des réponses et révélations des nombreuses questionnements, qu’on attendait depuis le premier tome.

« Ce n’est pas parce que le pouvoir est mien qu’il en est de même de toutes les décisions, déclara-t-il. »

J’ai beaucoup aimé retrouver les personnages hauts en couleurs, qui m’ont tant marqué dans le premier livre. Je les avais adorés lors de ma lecture du Faiseur de rêves et je ne pensais pas pouvoir les aimés encore plus, et pourtant Laini Taylor a réussi cet exploit. Je suis en amour devant ses personnages, mes coups de cœurs Saraï, Lazlo et Eril-Fane bien sûr, mais aussi d’autres qui ont réussi à m’émouvoir encore plus dans ce tome comme Minya et Thyon Nero qui ont une belle évolution.

Dans ce tome, la psychologie des protagonistes est davantage approfondie et plus affinée. On suit leur évolution avec grand plaisir, au fur et à mesure de leurs découvertes ainsi que des révélations qui leurs sont dévoilés. Ils murissent de façon constructive, des liens vont se raffermir et de nouveaux vont se développer les uns avec les autres. Ce sont des personnages tellement recherchés, authentiques, très bien façonnés, avec des sentiments tellement complexes et qui m’ont fait passer par tous les émotions possibles. Leurs personnalités sont toujours aussi bien exprimées, de manière à les comprendre, à compatir sans prendre parti, parce qu’ils ne sont pas tout blancs ou tout noirs, c’est plus compliqué, plus nuancés et réaliste.

Cela fait tellement du bien de retrouver la plume poétique, onirique et ô combien enchanteresse de Laini Taylor. Elle a cette faculté de nous transporter dans une autre dimension et nous faire passer par une palette d’émotions grâce à sa plume vive et détaillée, qui met en valeur un récit original, passionnant, débordant de magie. L’auteure tisse sa toile, de manière surprenante et brillante, sur un monde très riche où légendes, mythologies se mêlent à des descriptions de paysages exotiques fabuleux et immersifs qu’on a l’impression de faire partie intégrante à l’intrigue. Si vous pensiez connaitre et avoir tout compris de l’univers dans Le Faiseur de rêves, vous ne pouvez avoir plus tort. Il est encore plus incroyable et foisonnant qu’on ne l’imagine.

 « De nombreuses décisions sont prises ainsi : sous prétexte de ne pas avoir le choix. Et de nombreux sont les destins scellés par les indécis. »

Tout au long de notre lecture, nous en apprenons tellement plus sur l’origine de tout, les Dieux, les Séraphins, le Mésarthium et les Serviteurs. A l’aide des flashbacks, les pièces du puzzle se mettent en place, s’emboitent ingénieusement, et on assimile enfin les évènements du jour où tout bascula pour Désolation, le jour du Carnage, la malédiction qui s’est abattue sur la ville, et même bien avant cela, jusqu’à l’arrivé de Lazlo. J’étais complètement scotchée à mon livre, incapable de le fermer, tout en retenant mon souffle dès que je tournais une page, submergée par les informations qui arrivaient par vagues et illuminaient mon esprit tel une ampoule qui s’allume à la manière de Jimmy Neutron.

La structure de l’intrigue est remarquablement bien construite, menée d’une main de maitre et encore plus approfondie. A l’image du précédent tome, La Muse des cauchemars est un livre très dense, plein de surprises, de mystères enfin résolus (ouf !) et du suspens à revendre. La psychologie des personnages est un des points centraux de cette duologie, et leurs sentiments sont très bien exploités pour mettre en scène ce qui les animent, les conséquences de leurs actions, sur chacun, la cité oubliée, et les évènements qui y sont survenus. Ils sont traités sont d’une telle intensité, et transmettent des messages forts sur la famille, l’amour, la compassion, le pardon face à l’impact de nos choix, nos actions. J’ai savouré cette lecture le plus longtemps que je pouvais, ce qui n’a pas été une grande réussite étant donné que je l’ai fini en une semaine.

Je me rappelle avoir fait une très longue chronique pour décrire mon amour pour le premier livre. Pour ce tome-ci, j’ai essayé de me retenir pour ne pas trop en dire, et vous laisser le plaisir le tout découvrir par vous-même. Pour moi, La Muse des cauchemars a été aussi merveilleux que Le Faiseur de rêves. J’ai été complétement happée, captivée par ce tout ce qui constitue ce conte fantastique. Ces romans font désormais parti de mes livres favoris que je relirais encore et encore avec le même plaisir que la première fois. Pour conclure, je suis fan de cette duologie, de Laini Taylor et des éditions Lumen pour m’avoir fait découvrir ces livres. Magnifique coup de cœur !

« Tout le monde adore voir les rêves des autres se briser, songea Nova, l’esprit ailleurs. Voir le rêveur entravé et blessé, s’effondrer au milieu des éclats de ses espoirs déçus et lui dire : « Voilà ce que tu récoltes pour avoir cru pouvoir obtenir davantage. Tu ne vaux pas mieux que nous. Tu n’as rien d’exceptionnel. » »

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