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#HAPPYTIMER : Le jour où j’ai décidé d’être heureuse

img_1791Bonjour,

Aujourd’hui, je vous propose quelque chose de différent sur le blog. Ce n’est pas une chronique mais je pense que c’est important, et j’ai décidé de partager ça ici. J’ai énormément hésité à mettre en ligne cette article, car je n’ai pas l’habitude de me livrer autant, surtout quand c’est personnel. Mais outre le fait que ça soit libérateur, j’espère pouvoir aider des personnes ou au moins les inspirer.

Jordan (@jordy_read_books) et Laura (@ultimeparole) ont créé un beau projet autour d’un mouvement dit #HAPPYTIMER, celui de partager de la positivité au quotidien sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Instagram. L’objectif est d’aborder chaque semaine des thèmes différents, pour partager de la positivité, en évoquant différents points de vue et moments de nos vies.

 

Le thème de la semaine est « Le jour où j’ai décidé d’être heureuse. »

 

« Le plus grand secret du bonheur, c’est d’être bien avec soi. » ~ B. Fontenelle

Quand j’ai vu le projet de Jordan et Laura, ainsi que le thème de la semaine, ma première pensée a été « ce n’est pas pour moi ». Étant une personne très angoissée et stressée de la vie, je me demandais si j’arriverais à parler de bonheur. Puis je me suis rappelée une conversation avec mon frère, où je lui disais que pour moi le bonheur n’est pas un état permanent, mais des instants de notre vie où nous nous sentons plus heureux et en phase avec nous-mêmes. A partir de là, je me suis dit que je pouvais moi aussi partager de la positivité sous différents points de vue et moments de ma vie.

J’ai beaucoup souffert dans ma vie à cause de mes problèmes de santé, mon handicap et tout ce qui accompagnent. De plus ma situation familiale a été compliquée, même si j’ai toujours pu compter sur ma famille et c’est toujours le cas aujourd’hui. Cela a forgé ma personnalité, mon caractère réservée, solitaire, et très renfermée. Quoi que je fasse et où que j’aille, j’ai toujours eu l’impression de déranger, de ne pas être à ma place, en bref je manque cruellement de confiance en moi. Malheureusement, en grandissant cela ne s’est pas arrangé.

Mes dernières années de lycées ont été compliqué pour moi, pas au niveau scolaire mais personnel. Après avoir été choyée et surprotégée par ma mère pendant toute mon adolescence, j’ai dû soudainement changer d’environnement familiale, et ça été perturbant. Malgré tous les efforts, je ne me sentais pas bien du tout, et cette impression de déranger, de ne pas être à ma place s’était accrue et devenue constante. Au point où parfois je n’avais même pas envie de rentrer à la fin de ma journée de lycée. Dès que je le pouvais, j’allais chez ma grande sœur, c’était devenue mon refuge.

« Le bonheur ne s’acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d’entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur. » ~ Proverbe Africain

C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que je ne pouvais plus continuer comme ça. Je devais prendre mon indépendance à la fin du lycée pour être plus heureuse. J’ai donc décidé de partir et de prendre une chambre universitaire durant mes études. Ça été la décision la plus facile et en même temps la plus dure de ma vie. La plus dure parce que ce n’est pas évident d’être indépendante au quotidien avec un handicap, quand tu te déplaces difficilement et que tu ne peux pas porter de choses lourdes, entre autres choses. Mais je l’ai fait et je ne regrette absolument pas ! C’était dur au début, j’ai dû m’échiner pendant un moment, mais j’ai réussi, notamment grâce à des gens qui ont été formidables avec moi.

Vivre seule a donc été une étape importante dans ma vie, dans ma démarche d’être plus épanouie, et en phase avec moi-même. Depuis, j’essaie de plus en plus d’être indépendance, étape par étape, malgré mon handicap et les obstacles rencontrés. Ce n’est pas facile tous les jours, mais c’est ce qui fait que c’est encore plus gratifiant, incomparable quand on y arrive enfin. Il y’a presque un an, une autre étape importante dans mon épanouissement a été franchi, j’ai eu le permis. Ça a été long, il y’a eu des obstacles encore liés à mon handicap,des gens malhonnêtes, des moments de doutes et de remises en question… Pourtant avec le soutien de ma famille, je n’ai rien lâché, et je l’ai eu ! Prochaine étape ce sera l’achat de la voiture !

Le jour où j’ai décidé d’être heureuse, c’est le jour où j’ai décidé d’être indépendante, pour pouvoir être moi-même, malgré toutes les difficultés. Ça ne veut pas dire que je suis heureuse tout le temps, et tous les jours. Non ! C’est un travail au quotidien et il y’a des jours où ça ne va pas, où j’ai l’impression que rien ne va aller, ce qui est normal, on est humain après tout. Mais j’ai appris avec le temps, en grandissant, en multipliant les expériences, que ce n’est pas irréversible. Il y’aura toujours un problème, mais ça s’arrange, on va mieux, on se relève et on va de l’avant.  Aujourd’hui, je me sens bien, plus en harmonie avec moi-même et c’est tout ce qui compte.

« Je ne veux désormais que collectionner les moments de bonheur. » ~ Stendhal

 

Aminata

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