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The Kiss de Marie Rutkoski (Tome 3)

img_1268Titre : The Kiss
Auteur : Marie Rutkoski
Editeur : Lumen

 

Vous devez absolument lire les deux tomes précédents avant de parcourir cet article. Vous pouvez d’ailleurs retrouver mon avis sur The Curse ici et The Crime ici.

 

Résumé

La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l’Orient comme allié et, pour ennemi, l’Empire qui l’avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s’il ne parvient pas tout à fait à l’effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n’a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l’Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens… Mais la vérité est tout autre. C’est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l’héritier de l’Empire. Droguée – une façon de s’assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l’entourent, tout souvenir de sa vie passée. Déjà, plus au sud, les combats font rage, et les vies d’Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l’enclume… Pour elle comme pour lui, l’heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ? Dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, découvrez les jeux de pouvoir, les coups de bluff et les enjeux vertigineux de la partie de poker menteur à laquelle se livrent deux espions pris dans les nasses de deux causes ennemies !

Avis 

« Je t’aime. Tu me manques terriblement. Pour toi, je suis prête à tout. »

Aujourd’hui, je vous retrouve avec une chronique consacrée au dernier tome de la trilogie de Marie Rutkoski : The Kiss. Malgré un premier tome qui ne m’avait pas vraiment convaincu, j’avais persévéré en lisant le tome 2 et je ne l’ai pas regretté une seule seconde tellement j’étais transportée du début à la fin par l’intrigue plus que captivante. La fin de The Crime, nous avait laissé sur un cliffhanger qui promettait un troisième tome assez intense. J’ai dû quand même prendre mon mal en patience, le temps que ce roman soit disponible en bibliothèque pour pouvoir le lire. C’est chose faite ! Comme pour le précédent, j’ai passé un excellent moment de lecture et Marie Rutksoki nous offre une fin très satisfaisante.

Ce dernier opus commence directement après les évènements du final du précédent tome. Kestrel, dans une mauvaise position, est envoyée dans les camps de travail de la Toundra. Nous suivons ainsi la déchéance de Kestrel, qui travaille comme un forçat dans les mines de soufre, y est droguée et maltraitée.
Aussi, nous avions un inversement des conditions sociales de nos personnages. En effet, dans le premier tome c’était Arin l’ancien esclave Herrani, alors que Kestrel faisant partie de l’élite Valorienne. Désormais, dans ce dernier tome celle-ci est devenue esclave dans les camps de travail de la Toundra, alors qu’Arin a obtenu la liberté de son peuple et de lui-même. Ce renversement de situation est déstabilisant et intelligent par l’auteure qui ne nous épargne rien de la vie de Kestrel dans les mines, contrastant avec la liberté d’Arin qui prépare à partir en guerre avec les Dacrans de l’Orient comme alliés et qui l’opposera à l’Empire Valorien.
Pourtant, les souvenirs de Kestrel le hantent, en dépit de ces efforts pour l’oublier et la rayer de sa vie après les évènements survenus au palais de Val capital de la Valorie. Pendant ce temps, Kestrel se retrouve encore une fois à lutter dans un environnement hostile et duquel elle ignore ce qui l’attend au prochain mouvement qu’elle effectuera. Elle est constamment sur le qui-vive, elle essaie de survivre pour avoir une chance de s’enfuir mais tout en étant prudente car un pas de travers peut provoquer sa chute.

« Une peur n’a pas besoin d’être rationnelle pour être prise au sérieux. »

Ainsi contrairement au précédent, cette fois-ci, l’intrigue principale se poursuit donc désormais à Herran et ses environs. Les Harranis défendent leur territoire avec les Dacrans. Ainsi les paris, stratégies, tactiques, pièges, trahisons et retournements de situations sont à leur paroxysmes.
On retrouve les anciens personnages comme notamment Sarsine la cousine d’Arin que j’ai aimé retrouver et le prince Roshar de Dacra qui fait équipe avec Arin. On a découvert ce personnage dans le deuxième tome et j’ai vraiment appris à l’apprécier dans ce dernier tome. Il apporte une vraie touche d’humour et légèreté à ce roman qui est très intense.

Au milieu de tout cela : il y’a Kestrel et Arin. Leur situation a encore changé, nos deux héros se retrouvent sur un pied d’égalité et peuvent enfin se comprendre. Après les mensonges, les secrets et les complots, Marie Rutksoki épargne enfin ses personnages. Les révélations se font progressivement et vont permettre de les réunir afin qu’ils puissent surmonter les obstacles. Bien évidemment, les choses se font tout doucement et j’ai vraiment apprécié les voir s’ouvrir l’un à l’autre. La romance prend ainsi de la profondeur, grâce à une certaine maturité prise par nos personnages vis à vis des épreuves qu’ils ont vécu et de leurs sentiments.
Je suis d’ailleurs impressionnée et admirative face à l’évolution de nos héros depuis The Curse. Ce n’était pas gagné lors de ma lecture du tome 1, mais maintenant je peux vraiment dire que ce sont mes personnages préférés de cette trilogie. Ils m’ont épaté par leurs maturités et leurs actions tout au long de ce roman. De plus, on découvre d’autres facettes de leurs personnalités et on est encore plus admirative. Ils ont tellement évolué depuis le début de la saga, que c’en est bluffant. Ce sont des personnages authentiques et réalistes avec leurs forces et leurs faiblesses. Ils forment un bon équilibre, ils sont complémentaires dans leurs caractères et ils ont une bonne influence l’un sur l’autre. Du coup, la dynamique de ce duo est très intéressante, agréable à lire et donne une autre allure à l’histoire.

« Chacun devrait pouvoir conserver un objet qui lui est précieux près de son cœur, quelque chose qui nous appartiendra toute notre vie. »

Par rapport à l’écriture, on retrouve la traduction du premier tome. Une plume toujours addictive et très dynamique. Onn’a pas le temps de s’ennuyer. Une nouvelle fois, c’est un vraiment très bien écrit, avec l’intrigue très bien pensée. Dans ce troisième tome, je me suis vraiment rendu compte du travail incroyable fait par l’auteure pour cette trilogie. Elle a créé tout un univers complexe, tellement foisonnant en descriptions et en détails qu’on ne peut qu’accrocher au final.
The Kiss est plus qu’à la hauteur de ce que j’espérais après avoir terminé The Crime. Dès le début, j’ai été tellement prise par l’intrigue très prenant, la tension qui régnait, que j’avais du mal à lâcher le roman. J’étaisconstamment dans l’attente de quelque chose.Marie Rutkoski a un don pour faire monter la pression et ne nous épargne à aucun moment. J’ai adoré la manière dont l’auteure nous plongeait au cœur des événements : d’un paragraphe à un autre on changeait de point de vue pour nous faire vivre, simultanément, deux événements forts qui se déroulent en même temps. Je ne savais plus où donner de la tête, elle m’a fait vivre un véritable ascenseur émotionnel. J’ai été émue, parfois contente et énervée par certaines actions ou réactions.

Que dire de plus, si ce n’est que Marie Rutkoski nous offre une fin de saga tout en apothéose. Le tout est savamment dosé, un excellent mélange de suspense, d’action, de rebondissements et bien sûr de romance. Une lecture intense qui nous fait ressentir tout un arc-en-ciel d’émotions, avec des personnages travaillés et authentiques. Je suis très satisfaite de cette conclusion ! Je suis tellement contente d’avoir découvert et continué cette trilogie. Une saga à lire !

« Une vie s’entremêle toujours à d’autres, Kestrel le savait à présent. Une injustice n’était pas un œuf clos, séparé du reste du monde. La Valorienne le comprenait désormais, de même qu’elle voyait le mal qu’il y avait à rester sourd aux injustices. Elle aurait pu clamer tout cela. Mais elle était bien consciente qu’il était des vérités qu’elle aurait dû apprendre bien plus tôt. »

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