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Bandiya : la fille qui avait sa mère en prison de Catherine Grive

design-6Titre : Bandiya : la fille qui avait sa mère en prison
Auteur : Catherine Grive
Editeur : Fleurus

 

 

Résumé

Une prison, c’est un endroit où la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n’entre pas.
Mais une prison, ça peut aussi être un endroit où vit sa mère. Une mère comme toutes les autres, qui gronde quand il faut, vous montre vos boutons comme si on ne les avait pas déjà vus.
Et pas seulement sa mère, mais aussi, sa tante et sa grand-mère !
C’est le cas de Zoé, quatorze ans, issue de cette famille de braqueuses de bijouteries, qui grandit dans ce contexte loufoque, auprès de personnalités hautes en couleurs, persuadée d’avoir à se montrer à la hauteur d’une telle hérédité.

 

 

Avis 

« L’absence de ma mère, je l’ai très bien supportée car je n’ai jamais connu autre chose. Rien ne peut nous manquer qu’on n’a pas déjà possédé. »

Aujourd’hui, je vais vous donner mon avis sur le roman Bandiya, la fille qui avait sa mère en prison de Catherine Grive qui est sorti en début de mois juin. Je tiens d’abord à remercier sincèrement les éditions Fleurus de m’avoir gentiment envoyé ce roman et m’avoir ainsi permis de découvrir quelque chose de vraiment différent dans la littérature jeunesse. En effet j’étais vraiment intrigué par la quatrième de couverture et il me donnait envie d’en savoir plus notamment par le thème qui est abordé : la prison. Je ne parle même pas de la couverture qui plus je la regarde et plus je la trouve magnifique. Je me suis jetée sur la première page avec curiosité et même si ça manquait un peu de profondeur à mon goût, j’ai quand même passé un bon moment de lecture.

« Dans une prison, tu passes ta vie à attendre. Ce n’est pas pour rien que ça s’appelle aussi « maison d’arrêt ». Le temps, le corps s’immobilisent. »

On suit Zoé, une jeune fille de 14 ans qui a une famille assez atypique. En effet, elle vit avec son père et son grand-père mais cela n’a pas toujours été le cas. Zoé est née en prison où elle y a vécu pendant deux ans avant d’être séparée de sa mère, comme la loi l’exige. Celle-ci, mais aussi sa tante et sa grand-mère sont toutes emprisonnées pour un casse de vol de bijouteries qui a mal tourné. Elle croit cependant qu’elles étaient des sortes de Robin des bois qui redistribuaient leurs butins, une légende entretenue par sa famille qui veulent la préserver. C’est dans ce contexte particulier entourer d’hommes que la jeune fille grandit, puisqu’elle ne voit sa mère qu’une heure tous les samedis.

Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. C’est le cas également le personnage principal, même si Zoé reste assez sympathique. J’ai quand même aimé la suivre et la voir évoluée et murir face aux vérités qu’elle va apprendre, tout au long de ma lecture. Elle est très réservée, et remplie de craintes à l’intérieur.Ellesupporte courageusement bien que sa mère vive en prison, et elle va la voir chaque semaine, tout en espérant vivre avec elle un jour. Elles ont une très forte relation.
Zoé a tellement idéalisé sa famille en prison, surtout sur leurs actions passées qu’elle croit connaitre, et elle veut que sa mère soit fière d’elle. Pour cela, elle a un plan, pour marcher sur leurs traces en faisant elle aussi des casses, elle va s’entrainer et s’efforcer de vaincre sa peur.
Sa famille, est sympathique, maladroite et un peu brisée mais on sent leur amour et leur attachement les uns envers les autres. Cette famille est toujours soudée, malgré leur histoire compliquée et les épreuves traversées. C’est vraiment beau de voir autant d’affection, et de soutien surtout dans des situations aussi compliquées et ça donnent du baume au cœur et nous rappelle que l’amour sera toujours plus fort.

« Comme dit maman, chaque jour en prison ressemble à un jour de vacances : on n’a rien à faire, qu’à laisser porter. »

Catherine Grive a une plume fluide et légère. Ce roman jeunesse qui se lit vraiment très vite. En plus de cela, il est court qu’on arrive à la fin du livre sans s’en rendre compte. J’aurais même aimé quelque chapitre de plus. J’ai trouvé l’histoire assez sympathique, mais de mon point de vue ça manquait de profondeur qui m’aurait permis de m’attacher aux personnages. Le sujet de l’intrigue est vraiment intéressant, rarement abordé dans un roman jeunesse, et ce qui m’a donné envie de lire ce roman, mais j’aurais voulu plus. Ainsi, le thème de la prison est traité différemment, à travers les familles des prisonniers, ce qui permet d’avoir un regard neuf en quelque sorte. Tout cela est abordé avec simplicité, avec une dose d’humour, et accompagné de quelques leçons de vie.
De très beaux messages pour les adolescents en quête d’identité comme Zoé. Au fil des pages, l’auteure nous fait comprendre que dans la vie, il faut suivre sa propre voie, faire ce que l’on a envie et pas ce qu’on attend de vous, encore moins pour plaire aux autres.

Au final, Bandiya est une histoire sur la quête d’identité à travers un sujet intéressant. L’auteure aborde ces différents sujets avec simplicité et pudeur. Ce fut une bonne lecture avec de beaux messages mais j’aurais aimé plus.

« Au contraire, ils pardonnent à ceux qui les ont pourtant trahis, comptent avec eux les jours, les mois, les années qu’il leur reste à tirer. »

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2 commentaires sur “Bandiya : la fille qui avait sa mère en prison de Catherine Grive

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